Entretien

On recommande l'utilisation d'un système de gestion de l’entretien en vue de planifier et consigner les activités d’entretien et les constats observés. Un système de gestion de l’entretien est un outil servant à consigner et planifier les activités d’entretien. Des systèmes informatisés, qui offrent une analyse des tendances et des rapports à ce sujet, peuvent être utilisés pour les réseaux de toute taille. Un tel système aidera l’exploitant à planifier et à mettre en œuvre les activités d’entretien courantes, en plus de faciliter la tenue des documents concernant les activités d’entretien prévues et d’entretien d’urgence.

Types d’intervention d'entretien

Interventions préventives

Elles regroupent les divers types d’intervention permettant de ralentir ou d’interrompre la progression des dégradations d’une infrastructure dès les premiers stades. Ce type d’intervention s’adresse aux infrastructures en bonne ou très bonne condition et vise à maintenir un état de condition générale : bon ou excellent. Plusieurs interventions préventives améliorent non seulement le volet fonctionnel mais également structural de l’infrastructure pour empêcher une dégradation accélérée.

Interventions palliatives

Ce sont des mesures temporaires d’intervention en attendant la réhabilitation ou reconstruction requise par les besoins à long terme. Ce genre d’intervention permet d’attribuer les dépenses de financement et les efforts de planification aux autres domaines en attendant une intervention curative.

Interventions curatives

Elles visent les divers types d’intervention permettant de corriger les dégradations ou déficiences des infrastructures qui affectent la sécurité des usagers en redressant suffisamment le niveau de service jusqu’à la reconstruction.

Principales méthodes d’entretien

Critères de sélection des enrobés et des composants adaptés au milieu municipal

Quand l’épaisseur totale d’enrobé est supérieure ou égale à 95 mm, il est préférable de se référer à la grille du MTQ pour les chaussées faiblement et hautement sollicitées. Sinon, se référer à la grille de sélection des enrobés et des composants adaptés au milieu municipal qui vise à aider les intervenants dans le choix des épaisseurs de pose d’enrobé pour les chaussées municipales faiblement sollicitées en complémentarité avec les critères de sélection des enrobés du MTQ. Cette fiche ne doit pas être utilisée pour la conception structurale. 

Réparation des nids-de-poule

Dans la pratique courante quatre techniques de réparation des nids-de-poule sont utilisées.

Le choix de la technique appropriée est fonction des conditions spécifiques à chaque municipalité soit, entre autres: le degré d’urgence de l’intervention, les conditions météorologiques, le niveau de trafic, l’ampleur de la réparation et la condition de la surface à réparer, la durée de vie attendue et le meilleur matériau disponible dans des conditions de mise en œuvre optimales.

Se référer au Guide des bonnes pratiques de réparation de nids-de-poule pour connaître les critères généraux de sélection de la technique de réparation des nids-de-poule 

Colmatage des fissures

Le colmatage des fissures consiste à la mise en place d’un produit de colmatage dans les fissures et les joints en vue de prévenir l’infiltration de l’eau, de saumure, de graviers ou d’autres matériaux indésirables.

Les fissures causées entre autres par le retrait thermique, la fragilisation du bitume et la remontée de fissures et des joints sous-jacents sont autant de portes d’entrée pour l’infiltration d’eau et autres contaminants. Le colmatage de ces fissures permet, en empêchant l’infiltration de l’eau, de saumure, de graviers ou d’autres matériaux indésirables, de retarder l’apparition de dégradations telles les nids-de-poule et l’affaissement. Ainsi, le colmatage de fissures permet d’allonger la durée de vie anticipée du revêtement.

Fiche CS 1.1.1 Colmatage des fissures

Thermorégénération localisée

Cette technique consiste au recyclage localisé à chaud du revêtement par fraisage en place et régénération des propriétés du matériau et possiblement du profil de la surface.

Les fissures causées entre autres par le retrait thermique, la fragilisation du bitume et la remontée de fissures et des joints sous-jacents sont autant de portes d’entrée pour l’infiltration d’eau et autres contaminants. Par conséquent, la technique de la thermorégénération localisée est utilisée pour prévenir les infiltrations à travers les fissures et les joints de revêtement.

CS 1.2.1 Thermorégénération localisée

Traitements de surface revêtue

Il s'agit d'un revêtement de faible épaisseur, de 5 à 15 mm, constitué d'une couche de granulat retenu en place par un bitume de support.

Lorsqu’une surface de chaussée présente un taux élevé de fissuration ou des dégradations pouvant affecter la sécurité et le confort des usagers, une intervention est nécessaire. Cependant, si celle-ci possède une structure stable et résistante, on devrait limiter l’intervention à la surface seulement. Le traitement de surface revêtue vise à renouveler uniquement la surface de roulement. Cette technique utilise des émulsions de bitume qui sont épandues par un équipement spécialisé en une ou plusieurs couches successives de liant et de granulats (traitement simple ou multiple). Le matériau bitumineux utilisé sert à lier le granulat et permet d’imperméabiliser la chaussée.

Fiche CS 2.1.1 Traitement de surface revêtue

Traitement de surface gravelée

Il s'agit d'un revêtement de faible épaisseur, de 10 à 15 mm, sur chaussée gravelée constitué d'une couche de granulat retenu en place par un bitume de support.

Pour certaines routes à faible volume de circulation, il n’est pas économiquement viable de revêtir la chaussée d’une couche de surface en enrobé bitumineux conventionnel. Cette technique utilise des émulsions de bitume qui sont épandues par un équipement spécialisé en une ou plusieurs couches successives de liant et de granulats (traitement simple ou multiple). Le matériau bitumineux utilisé sert à lier le granulat et permet d’imperméabiliser la chaussée.

Fiche CS 2.1.2  Traitement de surface gravelée

Revêtement ultra-mince coulé à froid et coulis de scellement

Il s'agit d'un revêtement de faible épaisseur, de 10 à 15 mm, constitué d’un enrobé fabriqué et coulé à froid en place. La technique est destinée à corriger des déficiences associées à la texture et à l’étanchéité de la surface de roulement.

Ce type de revêtement ultra-mince est fabriqué en place et coulé à froid sur le revêtement existant par une machine spécialisée, transportant à bord toutes les composantes nécessaires, équipée d’un malaxeur pour mélanger les composants sur place et d’une épandeuse. Au fur et à mesure que la machine avance, le mélange fabriqué est étendu sur la chaussée sur une largeur équivalente à la largeur d’une voie (3,7 mètres). L’épandage est généralement plus léger en bordure. La cure est généralement rapide et il est possible de remettre la chaussée à la circulation quelques heures après la mise en œuvre.

Fiche CS 2.2.1 Revêtement ultra-minces coulés à froid et coulis de scellement

Revêtement très mince posé à chaud

Il s'agit d'un revêtement de faible épaisseur, de 15 à 30 mm, constitué d'un granulat enrobé à chaud et destiné à corriger des déficiences associées à la texture et l'étanchéité de la surface du revêtement.

Ce revêtement est composé d’un béton bitumineux spécialement conçu pour être utilisé en couche très mince (BBTM). L’adhésion du BBTM au support est garantie par une couche d’accrochage. Cette dernière assure un minimum d’imperméabilisation de la structure.

Fiche CS 2.3.2 Revêtements très minces posés à chaud