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2015-08-08
Auteurs
Patricia Bordin, IRC - ESTP
Anne Dony, IRC - ESTP

INFRA 2015

30 novembre au 2 décembre
Centre des congrès de Québec, Québec
 
 
Titre anglais : Coordinated Maintenance of Roads and Utilities
 

Biographie de la conférencière : Patricia Bordin, IRC - ESTP

Madame Patricia BORDIN est chercheur à l’Institut de Recherche en Constructibilité et Directrice de la société GéoSpective, est ingénieur en géomatique et titulaire d’un doctorat en sciences de l’information géographique réalisé en 2006. Elle a commencé sa carrière au sein de l’Institut National de l’Information Géographique et Forestière, où elle a exercé des fonctions variées. En 2011, elle était Directrice scientifique de l’ENSG, l’école de l’Institut, quand elle a décidé de créer la société GéoSpective, qui travaille au développement de recherches en géomatique, principalement en modélisation de données géographiques. Missionnée auprès du directeur de la recherche de l’École Spéciale des Travaux Publics, elle concentre ses travaux sur l’intégration de la dimension temporelle dans les SIG et la qualification des données sur les réseaux enterrés.

Résumé de la conférence

Gérer et maintenir des réseaux enterrés impliquent souvent d'intervenir sur les structures de chaussées pour y accéder par le biais de tranchées. Les conséquences peuvent être structurelles (fragilisation des chaussées, infiltration plus aisée, etc.), esthétiques (réfection de couches de roulement en « patchwork », etc.), économiques, voire sociétales ( gêne des usagers due aux travaux récurrents, etc.).

En France, 2/3 des 4 millions de km de réseaux sont enterrés, soit environ 2,7 millions de km de réseaux d'eau, d'électricité, de gaz, télécommunication ou chauffage situés principalement sous les routes. Jusqu'en 2012, plus de 100 000 dommages par an étaient recensés sur ces installations. Des connaissances imprécises sur leur localisation, des cartographies lacunaires expliquaient la plupart des incidents, parfois majeurs. Suite à un enchaînement d'accidents graves, l'État français a légiféré sur la qualité des données de localisation des réseaux par l'arrêté  « DT/DICT » daté du 15/02/2012. Celui-ci pose le principe de classes de précision pour les données. Il fixe aussi l'objectif d'un géo-référencement exhaustif et précis de tous les réseaux à l'échéance de 2026. Enfin, il crée le « guichet unique » pour centraliser ces informations et aider à prévenir les accidents.

Des solutions, plus ou moins accessibles et coûteuses, existent pour réduire les impacts des interventions sur les réseaux. Ainsi, certains matériaux spécifiques de chaussées peuvent être préconisés pour réduire leurs impacts (chaussée démontable, matériau autocompactant, etc.), de nouveaux procédés d'interventions peuvent être envisagés (chemisage et gainage). Nos recherches portent sur l'utilisation des SIG (Système d'information géographique), comme solution complémentaire. Partant du constat que des applications SIG, dédiées à la gestion des réseaux d'une part et des routes d'autre part, existent et qu'elles ne collaborent pas, nous faisons l'hypothèse d'une possible optimisation des maintenances et d'une diminution de leurs impacts sur les chaussées par une coordination des interventions.

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